秋分の日, jour (férié) de l’équinoxe d’automne

Chaque année, aux alentours du 22 ou 23 septembre, le Japon célèbre le jour de l’équinoxe d’automne, shûbun no hi 秋分の日 (l’une des 24 périodes qui caractérisent le calendrier solaire japonais), quelques jours après la Journée du respect pour les personnes âgées, lorsque le jour et la nuit ont la même durée.

Ainsi, l’équinoxe d’automne, à l’instar de l’équinoxe de printemps, est un jour de l’année où le soleil, traversant l’équateur, change d’hémisphère. La durée du jour égalant alors celle de la nuit, ce passage est donc hautement symbolique dans la culture japonaise.

En effet, les croyances bouddhistes voient en cette journée de l’équilibre parfait entre le jour et la nuit un instant durant lequel la frontière entre le monde physique et le monde spirituel devient poreuse. C’est l’occasion de rendre hommage aux proches passés dans l’autre monde.

Contrairement à obon, moment où les défunts reviennent dans le monde physique afin de veiller sur leurs proches, le jour de l’équinoxe représente cet instant où le monde des vivants tend la main vers le monde spirituel à travers les prières.

Ainsi, l’équinoxe d’automne marque le milieu de la semaine de célébrations bouddhistes, higan 彼岸, durant laquelle se tiennent des services religieux dans les temples pour se souvenir des personnes disparues dans l’année et honorer les ancêtres.

D’ailleurs, si vous connaissez l’oeuvre de Yasujirô Ozu, vous n’êtes pas sans savoir que son premier film en couleurs s’intitule 彼岸花 higanbana, Fleurs d’équinoxe en français. C’est en effet la période de floraison de cette magnifique fleur rouge vif aux pétales en forme de flammèches.

Mais pour les gourmands, c’est aussi l’occasion de déguster de délicieux ohagi 御萩, douceur japonaise à base de riz et de pâte de haricots rouges, autour d’un thé vert, tradition qui remonte à l’ère Edo (1600-1868).

« Mes cours de japonais, vos ailes pour le Japon »

En savoir plus sur NIPPONEMENT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture